L’année 2026 restera une étape déterminante de mon parcours académique et professionnel. Après quatre années de recherche, d’apprentissage et de collaboration scientifique, j’ai eu l’honneur de soutenir avec succès ma thèse de doctorat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et d’être élevé au grade de Docteur en Biotechnologie végétale et microbienne, amélioration des plantes, avec la Mention Très Honorable et les Félicitations du Jury.

Une recherche au service de l’agriculture durable
Ma thèse, intitulée :
« Caractéristiques et potentialités agronomiques des Microorganismes Autochtones Bénéfiques (MABs) en Afrique de l’Ouest : contribution à l’adaptation des cultures au stress salin »
s’inscrit à l’interface de la microbiologie, de la biotechnologie végétale, de la génétique appliquée et de l’agroécologie.
Face à la progression de la salinisation des sols, qui menace durablement la productivité agricole dans de nombreuses régions du monde, cette recherche explore le potentiel des microorganismes autochtones bénéfiques comme alternative durable aux intrants chimiques. L’objectif est de développer des solutions biologiques capables d’améliorer la croissance des plantes, de renforcer leur tolérance au stress salin et de contribuer à une agriculture plus résiliente, respectueuse des écosystèmes.
Au-delà de la production de nouvelles connaissances scientifiques, ce travail ouvre des perspectives concrètes pour le développement de biofertilisants et de biostimulants adaptés aux réalités agroécologiques de l’Afrique de l’Ouest.
Un parcours construit grâce à des collaborations d’excellence
Cette réussite est le fruit d’un travail collectif rendu possible grâce au soutien de nombreuses personnes et institutions.
J’exprime ma profonde gratitude à mon directeur de thèse, Professeur Aboubacry KANE, ainsi qu’à mes encadrants, Dr Komi ASSIGBETSE et Dr Paula Fernandes, pour leur accompagnement scientifique, leur disponibilité et leur confiance tout au long de ce parcours.
Je remercie également les membres du jury pour la qualité de leurs échanges et leurs recommandations, ainsi que mes collègues, ma famille, mes amis et toutes les personnes qui m’ont soutenu durant ces années de recherche.
Cette aventure n’aurait pas été possible sans l’appui de partenaires institutionnels engagés en faveur de la recherche et de la formation, notamment le DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst), le Centre d’Étude Régional pour l’Amélioration de l’Adaptation à la Sécheresse (CERAAS/ISRA), le CIRAD et l’IRD, dont l’accompagnement a largement contribué à la réalisation de ces travaux.
La recherche comme levier de transformation
Pour moi, l’obtention de ce doctorat représente bien plus qu’un accomplissement académique.
Elle renforce ma conviction que la recherche scientifique doit répondre aux défis concrets auxquels sont confrontées nos sociétés. Face aux changements climatiques, à la dégradation des terres et à l’insécurité alimentaire, les innovations scientifiques doivent être pensées pour améliorer durablement les conditions de vie des communautés, accompagner les producteurs agricoles et soutenir la transition agroécologique du continent africain.
Cette nouvelle étape constitue également le point de départ de nouveaux projets de recherche, de partenariats internationaux et d’initiatives en faveur de la jeunesse, de l’innovation et du développement durable.
L’aventure scientifique continue avec la même passion, la même curiosité et la même volonté de produire une recherche utile, collaborative et porteuse d’impact pour l’Afrique et au-delà.



